04.05.2007

Dépêche AFP de la position de F. Bayrou

Voilà, François Bayrou ne votera pas Nicolas Sarkozy.

Nous voulons créer en France un nouveau parti, un parti qui peut discuter avec les uns et les autres, un parti qui ne croit pas être dans un bloc du bien contre le bloc du mal. A ce titre, évidemment, on ne peut cautionner la tentation de monter les Français les uns contre les autres, "travailleurs" contre "assistés","france d'en haut" ou "d'en bas".

A ce titre aussi, F. Bayrou ne peut pas appeler à voter contre N. Sarkozy (il n'a fait que donner sa position personnelle), même si le message subliminal est bien compris. Parce que N. Sarkozy n'est pas un diable, évidemment. C'est (et de loin pensons nous) le plus mauvais choix à faire.

De plus ce parti démocrate que l'on créera sera fermement indépendant même si certains élus ont appelé à voter Sarkozy et d'autres Royal (en fait nous serons plus fort de ces différences personnelles). Nous devrons discuter avec ceux qui auront le pouvoir, ceux qui auront des valeurs différentes et chercher ensemble des solutions pour notre pays. Évidemment, avec le tempérament et l'autoritarisme connu de Mr Sarkozy, avec sa volonté de diviser pour régner (patente depuis 5 ans), avec sa volonté de couper court au débat d'idée par des jeux réthoriques, avec -il faut le dire- sa part de mauvaise foi, ce sera beaucoup plus dur si les Français le choisissent. En attendant, nous ferons tout pour les convaincre que voter Sarkozy n'est pas dans l'intérêt du pays.

Au lendemain du débat entre les finalistes de la présidentielle, François Bayrou, dont les 6,8 millions d'électeurs sont une des clés du second tour, a confirmé jeudi qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy le 6 mai. [...]

Le président de l'UDF - qui a obtenu 18,57% des voix au premier tour de la présidentielle et dont les électeurs sont très courtisés - avait déjà laissé entendre qu'il ne voterait pas Sarkozy lors de sa conférence de presse du 25 avril, où il n'avait pas donné de consigne de vote. A titre personnel, "je ne sais pas ce que je ferai, mais je commence à savoir ce que je ne ferai pas", avait-il déclaré, après s'être livré à une lourde charge contre le candidat UMP. Il avait estimé que M. Sarkozy "va concentrer les pouvoirs comme ils ne l'ont jamais été" et jugé qu'il risquait "d'aggraver les déchirures du tissu social". Ses critiques de la candidate socialiste, avec laquelle il avait accepté de débattre, avaient davantage porté sur son programme, notamment le reproche de "multiplier les interventions de l'Etat". M. Bayrou n'a pas pour autant apporté son soutien personnel à la candidate PS, car un tel geste compromettrait sa stratégie d'autonomie par rapport aux deux grands partis de la droite et de la gauche, qu'il veut concrétiser en créant un nouveau "parti démocrate" avant les législatives de juin[...]

source : dépêches Yahoo ! 

02.05.2007

COLLECTIF DE JEUNES UDF OPPOSES A L’ELECTION DE NICOLAS SARKOZY

COLLECTIF DE JEUNES UDF OPPOSES A L’ELECTION
DE NICOLAS SARKOZY A LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
 
 
Le collectif qui s’est créé est composé de membres des Jeunes UDF qui, à titre personnel, ont souhaité se rassembler pour rappeler les contradictions entre le projet de société de Nicolas Sarkozy et celui de l’UDF.

Nous avons adhéré à l’UDF car nous pensons que la bipolarisation du monde politique imposée par les médias et les deux grands partis ne va pas dans le sens de plus de démocratie. Nous croyons en l’indépendance de notre courant de pensée et par-dessus tout aux valeurs démocratiques qui doivent reprendre toute la place qu’elles méritent dans notre vie politique.

Être à l'UDF, c’est s’engager pour un Etat impartial, un renouveau politique, une France rassemblée, unie autour d’un objectif commun : la réussite de notre pays dans un paysage politique européen apaisé. C’est avoir à cœur de garantir l’indépendance des médias, des associations, des acteurs de la vie politique. C’est promouvoir le développement durable, le respect des générations futures. C’est refuser le verrouillage de notre pays. C'est être humaniste, ne pas accepter de voir des prédispositions, notamment génétiques, aux maux de notre société. Or Nicolas Sarkozy ne garantit pas le respect de ces valeurs, qui ont été portées par l’UDF tout au long de la campagne présidentielle.

Nous soutenons que la stratégie politique de M. Sarkozy a été, durant les cinq dernières années, de stigmatiser une partie des Français et de miser sur le « tout communication » alors que le rôle du Président de la République est d'assurer la cohésion de notre pays et sa dynamique. Nous ne pouvons cautionner de tels agissements en leur donnant la légitimité d'une élection au suffrage universel. Nous tenons aussi à rappeler que le futur Président de la République française sera demain président de l'Union Européenne. A nos yeux, Nicolas Sarkozy n'est pas non plus capable de relancer la dynamique européenne.

Par ailleurs, il est inacceptable que ceux qui ont quitté l’UDF en 2002 accusent François Bayrou de « tuer l’UDF » en créant un nouveau parti démocrate. L’UDF, ce sont des militants engagés qui l’ont fait vivre ces dernières années, et particulièrement pendant la campagne présidentielle. Détenteurs du parti, les militants sont, dans leur immense majorité, convaincus de la nécessité de construire un grand mouvement démocrate, seul capable de répondre aux aspirations des millions d’électeurs qui ont voté pour François Bayrou lors du premier tour. Ce parti ne pourra pas s'exprimer efficacement dans un système verrouillé où la séparation des grands pouvoirs n'est pas assurée.


Notre collectif n’appelle pas à voter Ségolène Royal car nous respectons la position de notre leader politique François Bayrou. Mais comme lui, nous savons d’ores et déjà « pour qui nous ne voterons pas » !

Contact : Margaux Gandelon - margauweb@hotmail.com
                Frédéric de Gournay - fredericdegournay@yahoo.fr